Red Lake: Northern Exposure

Des formations nuageuses spectaculaires se rassemblent au-dessus d'un lac paisible du nord de l'Ontario

« Je m’en allais dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Vivre, intensément, et sucer toute la moelle de la vie. Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie pour ne pas découvrir, à l’heure de ma mort, que je n’avais pas vécu. » – Henry David Thoreau

L’Ontario s’aligne de façon sécuritaire avec les mesures de santé publique et de sécurité concernant la COVID-19.

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Le vrai Nord de l’Ontario est une région sauvage de la taille du Texas. Les possibilités d’explorer son arrière-pays sont infinies. Alors, où aller? Si je place un rapporteur sur une carte, que je mesure une ligne allant de Toronto au parc provincial Woodland Caribou, que je fais tourner mon rapporteur et que je mesure la même distance vers le sud, je me retrouve dans le golfe du Mexique. Le parc provincial Woodland Caribou est une forêt boréale située au-dessus de la ligne des érables; il fait partie de la plus grande forêt contiguë du monde. En compagnie de deux amis d’enfance en excursion entre hommes, nous nous envolons vers le Nord.

Il n’y a pas de routes. Pas besoin de s’éterniser dans la circulation dans la région des chalets, il suffit de faire un saut au lac Red, où l’aventurier Harlan Schwartz et son chef cuisinier nous rejoignent. Nous avons loué du matériel de haute qualité résistant au Grand Nord. Nous montons à bord d’un avion monomoteur à hélice et nous débarquons bientôt au quai de l’écogîte entièrement équipé à l’intérieur. C’est un milieu brut, intact, vierge, qui semble ne pas encore avoir été découvert. Pas de réception cellulaire ici. Il y a une différence entre avoir l’impression d’être isolé et l’être réellement. Dans un calme absolu, nous arpentons le lac, nous explorons les sentiers, et nous nous rendons bien vite compte qu’il n’y a personne d’autre ici. Nous sommes totalement seuls. Le parc provincial Woodland Caribou reçoit moins de visiteurs en un an que le parc Algonquin en un jour. Ce parc est encore utilisé par les Anishinaabe pour le piégeage et la chasse. Il est plus probable d’y voir un orignal qu’un autre être humain.

Après avoir martelé un symbole totémique dans le sol, nous nous enfonçons dans le fourré. Schwartz tire une hache de son sac pour couper un arbre tombé qui obstrue notre chemin. Nous cherchons des canneberges, des girolles, du thé du Labrador, de la menthe et du riz sauvage à grains entiers. Nous apprenons ce qui est comestible et ce qui ne l’est pas pour notre régime « zéro kilomètre ». Notre chef identifie le lichen blanc qui recouvre le sol. « C’est de la nourriture pour les caribous », nous dit-il. Il ramasse ensuite des chagas. Ces plaques de bois formées au fil des décennies autour des blessures d’un arbre sont la force vitale d’un bouleau, et font un thé nutraceutique très puissant. Nous les trempons pendant la nuit, et le matin, nous buvons l’environnement, littéralement. Une tasse a le goût d’une promenade dans les bois.

En respirant l’air frais et vivifiant, nous nous sentons endurcis et pourtant, comme dans City Slickers, nous sommes comiquement hors de notre élément. Entre les éclaboussures dans l’eau vive le long de la plage et la décompression dans le sauna finlandais chauffé au bois, nous nous sentons rajeunis et insouciants. Sur le grill du porche, notre chef prépare un orignal pour le dîner. Il le fait mariner dans du Pepsi. Pourquoi? « Parce que le Pepsi, cela ronge tout », dit-il. Nous nous régalons des steaks les plus appétissants et les plus succulents, arrosés d’une réduction de nos baies fourragères et de notre bourbon.

Il y a un bon feu à l’intérieur, mais nous sortons pour faire un feu de camp. Nous nous réchauffons à ses flammes hypnotisantes, et ses étincelles qui crépitent et éclatent nous font lever les yeux et contempler la couronne de lumière cosmique qui nous couvre. Ce qui commence comme un scintillement nébuleux à l’horizon engloutit progressivement tout le ciel nocturne dans les vagues fluides et drapées de l’aurore boréale. Nous assistons au spectacle en émerveillement, admiration et silence. Aussi près, on a l’impression de pouvoir presque l’atteindre et la toucher. En pagayant sur le lac, enveloppés par la lumière verte, nous passons nos doigts dans son reflet sur l’eau.

Nous nous réveillons avec le soleil du matin au sifflement d’une cafetière et à l’odeur de pain aux pépites de chocolat et aux bananes fraîchement cuit, de crêpes moelleuses et de bacon grésillant. En route pour une matinée de canot et de portage en pleine nature, nous sommes à la recherche de pictogrammes ojibwés et de poisson. Pêcher dans le lac Olive, c’est comme héler un taxi à l’heure de pointe. Vous savez qu’ils sont là, il faut juste trouver où. Cela fait, laissez le compteur tourner, car c’est un marché d’acheteurs et vous êtes le seul client en ville.

C’est un paradis pour la pêche au doré jaune, au grand brochet et à la truite de lac. En quelques minutes, j’attrape deux dorés jaunes épais. Le lac scintille alors que nous pagayons tranquillement vers un emplacement de camping. Le chef m’apprend à découper le poisson en filets sur les rochers, tandis que les autres allument un feu pour les préparer pour notre déjeuner. L’eau se précipite entre nos orteils alors que nous sommes assis sur le rivage, en train de déguster notre doré jaune avec de la banique fraîchement cuite et un plateau en bois de fromage, de fruits et de charcuterie. C’est la belle vie.

Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour faire l’expérience du Nord de la manière la plus confortable possible. De l’observation de la faune au hurlement des loups, Gold Seekers propose des activités et des excursions vraiment originales. Il n’est pas garanti que vous verrez des animaux, mais ce n’est pas si mal. Je préfère voir l’emblématique caribou des bois sur une pièce de vingt-cinq cents canadienne plutôt que d’en déranger un dans son propre habitat naturel. Notre objectif est de faire l’expérience de nos ressources vierges tout en les laissant intactes, d’apprécier leur qualité impressionnante tout en respectant leur fragilité.

Il y a ici un tel sentiment d’affinité avec la nature, autour duquel nous gravitons facilement et qui nous procure une sensation de renouvellement. Nous nous acclimatons naturellement à une solitude libératrice qui n’est tout simplement pas possible dans les parcs plus peuplés du sud. Sur un lac voisin, nous nous allongeons dans nos canots et dérivons lentement sur une eau calme, sous des rochers, dans le silence et sous la chaude caresse du soleil. Mon ami sourit en soupirant et dit : « Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pris plaisir à ne rien faire ».
 

Mis à jour : 3 novembre 2021

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